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Trois policiers sanctionnés pour violences et racisme au dépôt du tribunal de Paris

Trois policiers mis en cause par un collègue pour de mauvais traitements, des injures ou pour avoir fait preuve de racisme envers des détenus du dépôt du tribunal de Paris ont été sanctionnés d’avertissements et de blâmes, selon des informations communiquées par une source policière à l’Agence France-Presse (AFP), mercredi 13 janvier.

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A l’origine du signalement, le brigadier-chef Amar Benmohamed, en poste au dépôt du tribunal de Paris, avait dénoncé en juillet 2020 auprès du média en ligne StreetPress des injures, des propos racistes ou des mauvais traitements de la part de certains de ses collègues policiers envers des détenus.

M. Benmohamed a reçu lui aussi, lundi, un avertissement : il lui est reproché d’avoir « manqué au devoir d’obéissance », notamment en ne rédigeant pas assez vite un rapport à sa hiérarchie sur les comportements qu’il dénonçait, selon la notification de la sanction, consultée mardi par l’AFP et publiée par StreetPress.

Ces punitions constituent des sanctions disciplinaires du premier groupe, les plus basses dans la fonction publique. L’exclusion et le blâme sont inscrits pendant trois ans au dossier de l’agent ; l’avertissement ne fait l’objet d’aucune mention.

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Exclusion temporaire recommandée pour un autre policier

Un autre de ses collègues, mis en cause par ses signalements, pourrait également être prochainement sanctionné. Une exclusion temporaire de fonctions de trois jours a été proposée après un passage en conseil de discipline. Cette mesure doit ensuite être transmise par la préfecture de police à la direction générale de la police nationale (DGPN), qui décide de la valider ou non. A ce jour, la sanction n’a pas encore été notifiée à l’agent, selon la même source.

Concernant l’avertissement prononcé contre M. Benmohamed, « le préfet de police a suivi les préconisations de l’IGPN [inspection générale de la police nationale] en proposant qu’un avertissement [lui] soit notifié, pour n’avoir pas rédigé immédiatement, comme cela lui avait été demandé à plusieurs reprises par sa hiérarchie, un rapport relatif aux dysfonctionnements et comportements inappropriés qu’il avait constatés », a expliqué mercredi la préfecture.

« Le jour où le lieutenant m’a demandé de faire un rapport, je l’ai fait et il le sait pertinemment », a commenté M. Benmohamed auprès de StreetPress. Son avocat, Arié Alimi, a annoncé son intention de contester la mesure devant la justice administrative.

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Le Monde avec AFP


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