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sept départements au-dessus du seuil de vigilance, Jean Castex en déplacement à Roissy

Un personnel médical se prépare à prélever un échantillon dans une cabine de dépistage gratuite de Covid-19 installée dans le hall d’arrivée de l’aéroport international de Bordeaux-Mérignac,  le 23 juillet 2020.

En France, les autorités s’inquiètent d’une reprise lente de l’épidémie de Covid-19. Selon l’agence sanitaire Santé publique France, le nombre de cas détectés a augmenté de 66 % au cours des trois semaines et 209 foyers épidémiques sont recensés sur le territoire.

Un conseil de défense s’est tenu vendredi 24 juillet dans la matinée à l’Elysée, avec le président, Emmanuel Macron, le premier ministre, Jean Castex, et quelques ministres (Olivier Véran pour la santé, Jean-Michel Blanquer pour l’éducation…) et des responsables d’administration. Alors que la propagation de l’épidémie dans le monde suscite des appels à un renforcement des contrôles aux frontières, Jean Castex se rend vendredi après-midi à l’aéroport de Roissy et fera le tour des dispositifs déployés pour les passagers au départ et à l’arrivée.

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  • Jean Castex en déplacement à l’aéroport de Roissy

Jean Castex se rend vendredi après-midi à l’aéroport de Roissy, après avoir assisté à un conseil de défense axé sur la propagation de l’épidémie due au coronavirus dans le monde, qui suscite des appels à un renforcement des contrôles aux frontières, a annoncé Matignon. En cette période touristique et alors que 15 millions de personnes ont été infectées sur la planète, dont 4 millions aux Etats-Unis, le premier ministre fera le tour des dispositifs déployés pour les passagers au départ et à l’arrivée.

Accompagné du ministre de la santé, Olivier Véran, et du ministre délégué chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, il visitera notamment les filtrages par zones géographiques de provenance et les centres de dépistage, avant de s’exprimer autour de 16 h 15, alors qu’un potentiel durcissement des contrôles pourrait survenir.

Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a ainsi relevé vendredi matin sur RMC et BFM-TV des « insuffisances graves » dans les mesures mises en place dans les aéroports, qualifiés de « passoires à Covid ». « Il faudrait instaurer des tests avant d’entrer sur le territoire », a encore plaidé M. Larcher.

  • Les autorités inquiètent du relâchement de l’application des gestes barrières

Les autorités s’inquiètent d’un « relâchement » de l’application des gestes barrières et des règles de distanciation physique. Des nouveaux comportements qui engendrent plus de contacts et favorisent la circulation du virus. Des campagnes d’information gouvernementales vont être mises en place cet été à ce sujet.

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En France, le nombre de cas poursuivait son augmentation avec « plus de 1 000 » jeudi, selon la direction générale de la santé (DGS). Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire publié jeudi, Santé publique France notait que la transmission du virus était en augmentation « pour la troisième semaine consécutive ». Le nombre de cas détectés a ainsi augmenté de 66 % sur trois semaines. Deux cent neuf foyers épidémiques sont recensés sur le territoire.

Cette lente reprise de l’épidémie n’est pas due à une hausse du nombre des dépistages, assure Santé publique France, qui relève que « l’augmentation des nouveaux cas positifs est, depuis deux semaines, supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés ». Ces hausses de cas concernent particulièrement les plus âgés et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ce qui est vu par l’agence sanitaire comme « un signal préoccupant, qui doit être suivi avec la plus grande attention. C’est effectivement dans cette population que survient le plus grand nombre de décès dus au SARS-CoV-2 », rappelle-t-elle.

Le nombre de patients hospitalisés en raison d’une infection au Covid-19 se stabilise, alors que les admissions en réanimation ont « arrêté de diminuer pour la seconde semaine consécutive », sauf pour la Guyane, toujours selon Santé publique France. Le nombre de décès attribués à la maladie est également globalement stable depuis quelques semaines. Jeudi, dix nouveaux décès ont été recensés à l’hôpital.

  • Sept départements au-dessus du seuil de vigilance

Sept départements métropolitains ont enregistré la semaine dernière un taux d’incidence au-dessus du seuil de vigilance, fixé à dix cas positifs pour 100 000 habitants. Il s’agit de la Mayenne, des Vosges, du Finistère, du Val-d’Oise, du Haut-Rhin, de Paris et de la Seine-Saint-Denis.

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En Mayenne, toujours placée en « vulnérabilité élevée », l’agence régionale de santé (ARS) dit mener « une politique de dépistage intensive » avec, depuis le 12 juillet, « plus de 11 800 tests sur le département », qui compte un peu plus de 300 000 habitants, selon le directeur général de l’ARS Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, lors d’une visioconférence de presse vendredi.

Les autorités sanitaires ont toutefois reconnu qu’il n’y avait « pas de tension majeure au niveau de l’offre de soins » en Mayenne. Selon les derniers chiffres arrêtés jeudi soir, il y avait huit personnes hospitalisées et deux en réanimation dans ce département de l’Ouest, « sans signe de gravité », a précisé M. Coiplet.

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  • Une aide pour les discothèques, mais pas de réouverture

Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, a annoncé vendredi des aides financières pour les discothèques, fermées depuis quatre mois pour cause de pandémie et qui exhortaient le gouvernement à lui octroyer un « plan de sauvetage ». A l’issue d’une réunion avec les représentants du monde de la nuit, le ministre a confirmé qu’« il n’y a[vait] pas de date prévue de réouverture » des établissements du secteur, tout en dévoilant un dispositif de prise en charge des frais fixes des établissements festifs.

Les loyers, factures d’eau et d’électricité et autres frais seront pris en charge à hauteur de 15 000 euros par mois au maximum, pendant trois mois, au lieu de 5 000 euros initialement prévus dans les dispositifs d’aides aux entreprises menacées de faillite. « Ce plafond couvre les charges d’environ 85 % à 90 % des établissements du monde de la nuit », a précisé Alain Griset à la presse. Le ministère évalue le coût total de la mesure à 50 millions d’euros pour 1 600 entreprises concernées.

A partir du 10 septembre, les établissements du monde de la nuit bénéficieront de dérogations pour avoir accès aux aides du fonds de solidarité aux entreprises, mis en place pour faire face à la crise économique. Les critères de chiffre d’affaires, de nombre de salariés, de perte de revenus ne s’appliqueront plus aux entreprises de ce secteur afin « de ne pas avoir de risque de fermetures d’entreprises », a précisé Alain Griset.

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Le Monde avec AFP


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