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Rassemblements féministes vendredi contre les nominations de Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti

Dès mardi, lors de la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, des féministes avaient mené plusieurs actions coups-de-poing.

Les nominations de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l’intérieur, et d’Eric Dupond-Moretti, très critique envers le mouvement #MeToo, à la justice ne passent pas. Des rassemblements féministes sont annoncés, vendredi 10 juillet, dans plusieurs villes de France après le remaniement gouvernemental. A Paris, la manifestation doit avoir lieu devant l’hôtel de ville à partir de 18 heures, à l’appel du Comité féministe des étudiantes de l’université de Paris-I, appuyé par le collectif #Noustoutes.

« Trois ans après #MeToo, l’Etat Français montre une nouvelle fois que le bien-être et la sécurité des femmes n’est pas une priorité. (…) Quel message renvoie le gouvernement français aux femmes hésitant à porter plainte pour viol ? », écrivent les organisatrices sur Facebook. Plus de 8 000 personnes avaient déclaré vendredi leur intention d’y participer.

Dès mardi, lors de la passation des pouvoirs entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, des féministes avaient mené plusieurs actions coups-de-poing, scandant « Darmanin violeur ! » et brandissant des pancartes « Darmanin à l’intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes »

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A Lille, où une centaine de personnes s’étaient déjà mobilisées mardi soir place de la République pour dénoncer le « remaniement de la honte », un nouveau rendez-vous est donné sur la Grand-Place pour demander la « démission » des deux ministres.

D’autres rassemblements sont prévus devant les palais de justice de Marseille et Grenoble, place de l’Hôtel-de-Ville à Rennes, devant la préfecture à Angers, ainsi qu’à Nantes et Caen.

Le nouveau ministre de l’intérieur a dit jeudi « avoir le droit à la présomption d’innocence », soulignant « qu’il y a eu trois décisions de justice, deux enquêtes préliminaires ont été classées sans suite et un non-lieu rendu par deux juges d’instruction ».

Gérald Darmanin : les investigations reprennent

Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l’avait sollicité en 2009, lorsqu’il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.

Selon ses déclarations, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui, et elle se serait sentie contrainte de « passer à la casserole ». M. Darmanin a reconnu une relation sexuelle avec cette femme mais, selon lui, librement consentie.

D’abord classée sans suite, la procédure a été relancée par la cour d’appel de Paris qui a demandé au début de juin de nouvelles investigations.

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De son côté, Eric Dupond-Moretti avait notamment estimé en 2018 « que siffler une femme, ça devienne une infraction pénale, c’est ahurissant », en plein débat sur la création d’un délit d’outrage sexiste.

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Le Monde avec AFP


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