Cameroun

Procès Mamadou MOTA : les juges pris en flagrant délit de fraude

Il appelle les Camerounais à l'unité

Le porte-parole de Maurice Kamto Olivier Bibou Nissack fait le point sur la dernière audience du vice-président du MRC Mamadou Mota à la Cour d’appel du Centre. Selon ce dernier, un procès-verbal douteux, non reconnu par l’accusé et son avocat a été introduit dans le dossier. Ce procès-verbal pourtant attribué à Mota ne comporte pas la signature de son avocat qui clame avoir signé le véritable procès-verbal.

CamerouWeb vous propose l’intégralité de la sortie de Bibou Nissack sur le sujet

Fin à l’instant à la salle numéro 3 de la Cour d’Appel du Centre de l’audience du 1er Vice-président National MRC Mamadou MOTA et consorts.
Le fait du jour est scandaleux. Un PV (Procès-verbal) fantôme inconnu de la défense et de Mamadou MOTA lui-même, a fait son apparition dans le dossier. Ce Procès-verbal censé être celui de l’audition du 1er Vice-président National MOTA ne comporte étrangement pas la signature de son avocat, et pourtant il est mentionné dans ce PV que ledit avocat (Me Chendjou) a pris part à l’audition. Curiosité, l’avocat se souvient parfaitement avoir signé le PV d’audition à la fin de celle-ci.

Le PV présenté aujourd’hui par le Parquet Général est-il donc un faux comme tout le laisse à penser vu qu’il ne comporte plus la signature de l’avocat ayant assisté à l’audition ? La Cour d’Appel ne devrait-elle pas purement et simplement rejeter cette pièce douteuse dont les avocats contestent la véracité avec raison ? Comment un PV qualifié de faux par la défense et le Vice-president MOTA a-t-il pu se glisser dans un dossier aussi sensible ? Qui en est l’auteur ? Comment expliquer que cette pièce fantôme controversée représente désormais le pilier des griefs soi-disant retenus contre le Vice-président MOTA ?

En tous cas l’innocence du Vice-président MOTA est désormais une vérité de la palisse, qui plus est après son audition achevée à l’instant devant la barre par la collégialité des juges de la Cour d’Appel.

Que l’innocence du Vice-président MOTA et de ses compagnons prisonniers politiques soit reconnue ou niée par un système judiciaire aux ordres, l’Histoire du Cameroun retiendra que les faits entourant la constitution des PV (judiciaires, électoraux…) durant le règne de l’insurrection anti démocratique appelée “Le Renouveau”, furent les véritables révélateurs de la place que ce régime accordait au faux et au mensonge !

Source : Camerounweb.com

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