Gabon

Pollution de l’environnement : Perenco Oil & Gas Gabon va «réparer les incidents»


A la suite du Communiqué du ministère en charge de l’Environnement, le 21 janvier, pour éclairer l’opinion publique sur l’évolution du dossier relatif aux pollutions pétrolières de l’opérateur Perenco Oil & Gas Gabon, deux réunions ont été organisées, les 25 et 26 janvier, par le ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet-Damas, avec la participation du ministre en charge des Eaux et Forêts, Lee White, et celui en charge du Pétrole, Vincent de Paul Massassa. Selon les conclusions de ces concertations, la société s’engage à réparer les dégâts causés par ses écarts de conduite.Sur instructions du président Ali Bongo et du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, le ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet-Damas, a présidé les 25 et 26 janvier 2021, deux réunions dont l’objet portait sur les mesures à prendre en vue de remédier aux situations de pollution provoquées par la société Perenco, notamment sur le site CB-1 Olendé, théâtre de pollution de la mangrove.

Ces réunions auxquelles prenaient part les collaborateurs des trois membres du gouvernement et le Haut-Commissaire à l’environnement et au Cadre de vie, Yannick Georges Sonnet Ongonwou, ont permis de faire le point sur l’ensemble des situations de pollution environnementale, et surtout, de mettre cette compagnie pétrolière devant ses responsabilités, notamment en ce qui concerne les opérations de dépollution et le dédommagement des populations impactées par ces «malheureux incidents».

Le directeur général de la Protection de l’environnement, Stanislas Stéphen Mouba, a mis en perspective l’ensemble des éléments techniques et juridiques permettant d’apprécier la situation. De son exposé, il ressort qu’au cours des douze derniers mois, plusieurs sites de cette société ont causé des dommages graves à l’environnement, du fait notamment des fuites dans ses matériaux servant au transport des hydrocarbures. Il a précisé que tous ces cas ont fait l’objet d’échanges entre l’administration et Perenco et que celle-ci devait, conformément à la loi, prendre toutes les mesures nécessaires en vue de limiter les effets de cette pollution et de dépolluer les zones touchées. Il a cependant regretté que «le travail n’ait pas été fait entièrement».

Le directeur général de Perenco, Baptiste Breton, reconnaissant la responsabilité de sa compagnie, a tenu à rassurer le gouvernement quant à sa volonté de mettre tout en œuvre pour réparer les dégâts causés par ces incidents. Il a indiqué que plusieurs mesures ont déjà été prises et que d’autres devront suivre dans les jours à venir.

Pour Lee White, il y a nécessité d’une réelle communication entre les différentes administrations. Car, a-t-il rappelé, si l’État a besoin d’une économie performante, il a également l’obligation de préserver l’environnement conformément aux engagements internationaux portés par le président de la République. Quant à Vincent de Paul Massassa, il a insisté sur la collaboration entre les opérateurs et les administrateurs chargés d’assurer leur contrôle. Il a souhaité plus de transparence et de communication de la part de Pérenco.

Enfin, le ministre de la Justice a rappelé l’impérieuse nécessité d’établir un chronogramme d’actes à mener par les différents acteurs. Ce qui devrait inclure un audit des installations de la société pétrolière à réaliser par un opérateur indépendant et à financer par Perenco. Elle a souligné que les procédures pénales actuellement en cours devant les juridictions suivront leur cours et a invité les responsables de cette entreprise pétrolière à faire preuve de transparence et de bonne volonté dans la résolution de cette affaire. En vue d’assurer un suivi régulier du dossier, elle a convié ses hôtes à une nouvelle réunion qui le mardi, 2 février 2021.




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