Cameroun

Litige foncier dans la Vallée du Ntem: un chef traditionnel défie Paul Biya

Albert Dzongang, allié de Kamto dans la lutte contre le régime Biya

Lors de la concertation ce samedi 8 août 2020, l’autorité traditionnelle demande au préfet de dire au chef de l’Etat qu’ils (les populations) sont prêts à défendre leurs terres par tous les moyens.

Ce samedi 8 août 2020, Bouba Haman, le préfet de la Vallée du Ntem, département logé dans la région du Sud natal de Paul Biya, tient une importante concertation avec les fils de ce département. Ladite rencontre intervient suite à une sombre affaire « d’expropriation » de 66.340 ha de terres pour les champs de cacao à la faveur, d’une entreprise de droit privé Neo Industry. L’attribution de la parcelle de terrain en question provoque le ras-le-bol de la population.

La preuve, ce samedi 8 août 2020, cette population a exprimé son courroux via des manifestations devant la salle où se tenait la concertation entre le préfet et les élites. Lors des échanges autour du préfet, le porte-parole des villageois et des chefs traditionnels a d’un ton intimidant demandé au préfet de transmettre au président de la République leur volonté de défendre leur terrain par tous les moyens.

Chef de l’Etat

« Monsieur le préfet de la Vallée du Ntem, aujourd’hui est un jour particulier. Un jour particulier parce que nous, populations de la Vallée du Ntemp, nous nous sentons insulter. Comment des fonctionnaires qui viennent travailler dans notre département peuvent se comporter de la sorte ? Comment « déposséder » notre peuple de 66.340 ha, sans les associer ? », lance ce dernier.

« Nous avons été insulté par les collaborateurs du chef de l’Etat. Transmettez au chef de l’Etat, que nous lui sommes reconnaissant de nous avoir donné le département du Ntem, que nous lui sommes fidèles et que nous le resterons. Mais pour cette fois-ci, nous sommes prêts à tout pour les terres de la Vallée du Ntem… Nous sommes prêts à mourir pour nos terres. Monsieur le préfet nous sommes dans une mafia. Transmettez au chef de l’Etat que nous ne pouvons pas avoir des propriétaires de terres chez nous qui sont des populations allogènes », indique le porte-parole des chefs.

Source : Camerounweb.com

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