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L’Institut Pasteur arrête son principal projet de vaccin contre le Covid-19

L’Institut Pasteur a annoncé, lundi 25 janvier, qu’il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, car les premiers essais ont montré qu’il était moins efficace qu’espéré.

Cette décision a été prise après des essais de phase I (le premier stade des essais sur l’humain), engagés depuis août 2020 : « Dans ces études de première administration chez l’homme, le candidat-vaccin a été bien toléré, mais les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d’une infection naturelle ainsi qu’à celles observées avec les vaccins autorisés » contre le Covid-19, rapporte l’institut de recherche français dans un communiqué.

Le vaccin de Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre le Covid-19. Pour le concevoir et le distribuer, l’institut s’était allié au laboratoire pharmaceutique MSD (nom du groupe américain Merck hors des Etats-Unis et du Canada). MSD avait en effet racheté l’an dernier la société de biotechnologie autrichienne Themis, avec laquelle Pasteur travaille depuis plusieurs années à l’élaboration de différents vaccins, dont celui contre le Covid-19.

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Deux autres projets au stade préliminaire

Dans son communiqué, Pasteur précise qu’il poursuit ses travaux sur d’autres projets de vaccin contre le Covid, à un stade toutefois préliminaire. « Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l’Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN », détaille-t-il. Ces deux projets « sont aujourd’hui en phase préclinique », c’est-à-dire qu’aucun essai n’a encore été mené sur des humains.

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En outre, cet arrêt « ne remet pas non plus en cause la poursuite des autres projets de recherche vaccinale menés en partenariat avec Themis-Merck-MSD », basés sur le vaccin contre la rougeole, précise Pasteur. Selon l’Institut, des recherches sont en cours pour utiliser cette technologie contre d’autres maladies infectieuses (fièvre de Lassa, chikungunya).

Un autre acteur français, le laboratoire Sanofi, avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt qu’à la fin de 2021, en raison de résultats moins bons qu’attendu.

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Le Monde avec AFP


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