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le parquet antiterroriste veut un procès aux assises

Le portrait de Xavier Jugelé, affiché lors de l’hommage officiel rendu le 25 avril 2017 à la Préfecture de police de Paris.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a requis un procès aux assises pour quatre suspects dans l’enquête sur l’assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril 2017, a-t-on appris mardi 21 juillet de source judiciaire.

Ce jour-là, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, Karim Cheurfi, un Français de 39 ans au lourd passé judiciaire et déjà condamné pour tentatives de meurtre sur des policiers, avait tué par balles Xavier Jugelé et blessé deux autres membres des forces de l’ordre, avant d’être abattu.

L’enquête judiciaire s’était alors concentrée sur les personnes ayant joué un rôle plus ou moins direct dans la fourniture du fusil d’assaut utilisé par l’auteur de l’attaque. Trois personnes avaient été mises en examen en juin 2017, dont Nourredine A., alors soupçonné d’avoir acquis la moto de Karim Cheurfi contre la fourniture de l’arme, d’après une source proche de l’enquête. Dans son réquisitoire définitif, rendu jeudi, le PNAT a réclamé que ce dernier soit jugé devant la cour d’assises de Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Concernant les trois autres suspects, leur mise en accusation a également été requise pour « infraction à la législation sur les armes », sans que la circonstance aggravante de terrorisme soit toutefois retenue à leur encontre, a souligné la source judiciaire. L’ADN de deux d’entre eux avait notamment été retrouvé sur l’arme.

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Deux cent cinquante-huit morts depuis 2015

L’attaque, sur l’une des artères les plus touristiques de la capitale, avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), mais cette revendication avait intrigué, l’organisation ayant donné une identité du tueur, « Abou Youssef le Belge », qui ne correspondait pas à Karim Cheurfi. Un message manuscrit défendant la cause de l’EI avait toutefois été retrouvé sur un papier près de son corps.

A partir de janvier 2015, une vague d’attentats djihadistes sans précédent a frappé la France, faisant au total 258 morts, commandités par l’EI ou inspirés par ses appels à viser notamment des policiers ou des militaires.

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Le Monde avec AFP


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