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Le ministère de l’économie prévoit un rebond du PIB de 8 % en France en 2021

Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, à l’Elysée, le 17 juin.

Comment l’économie française va-t-elle se relever de la pandémie de Covid-19 ? Jusqu’à présent, tous les instituts économiques y allaient de leurs estimations, mais le gouvernement n’avait livré aucune prévision détaillée. Dans le programme de stabilité, document envoyé comme chaque année en avril à la Commission européenne, en plein confinement, ne figuraient que des données pour 2020.

Le document préparatoire au débat d’orientation des finances publiques, qui a lieu chaque année mi-juillet au Parlement, donne de premières indications. Bercy y envisage un rebond du produit intérieur brut (PIB) de 8 % en 2021, « hors effet du plan de relance à venir », peut-on lire dans ce rapport mis en ligne vendredi 3 juillet. Le troisième projet de loi de finances (PLF) rectificative, dont l’examen à l’Assemblée nationale a été suspendu vendredi en raison de la démission du gouvernement, prévoit pour cette année un recul historique de 11 % du PIB.

« La reprise graduelle entamée mi-2020 se poursuivrait au cours de l’année 2021, soutenue par les mesures du gouvernement », est-il indiqué, même si « le PIB en 2021 demeurerait inférieur d’environ 4 % à son niveau de 2019 ». Des prévisions un peu plus optimistes que celles du FMI (+ 7,3 %) ou de la Banque de France (+ 7 %).

Dans le scénario du ministère de l’économie, la reprise « serait portée par le dynamisme de la demande intérieure », et notamment par « la vigoureuse reprise de la consommation observée à partir du 11 mai », date du début du déconfinement, et par « la résistance du pouvoir d’achat » en « grande partie préservé » par les dispositifs gouvernementaux de soutien à l’emploi.

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Une prévision susceptible de varier encore

En revanche, l’investissement « resterait plus sensiblement en retrait de son niveau antérieur », l’incertitude sur les perspectives financières et économiques « continuant de peser », estime Bercy, qui anticipe une hausse de la croissance des investissements de 20 %, ces derniers restant « nettement [inférieurs] à [leur] haut niveau de 2019 ».

Le déficit public se résorberait en partie, à − 5,5 % du PIB l’an prochain, contre − 11,4 % attendus cette année. Et ce, précise le rapport, en raison du rebond de l’activité économique, mais aussi du « caractère exceptionnel et temporaire des mesures de soutien », c’est-à-dire des 57,5 milliards de dépenses publiques engagées en 2020 (chômage partiel, aide aux entreprises…). Toujours pour 2021, Bercy table sur un taux de dépense publique de 57,3 % du PIB, et une dette ramenée de 120,9 % à 117,5 %. Tout cela s’entend « à politique inchangée », c’est-à-dire hors un quatrième projet de loi de finances rectificative et plan de relance… et est donc susceptible de varier encore.

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