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le grand boom des logiciels de surveillance fait polémique

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, le télétravail s’est considérablement renforcé. De nombreux employés disent apprécier ces changements et beaucoup espèrent même travailler d’avantage depuis chez eux dans le futur. Pour beaucoup d’entreprises cependant, cette démarche s’est faite de manière un peu forcée et cette transition n’était pas assez préparée.

Avec la distance, certains dirigeants ont aussi une sensation de perte de contrôle sur leurs équipes, si bien que certains d’entre eux optent pour des solutions radicales : l’utilisation de logiciels de surveillance. Une étude menée par Top 10 VPN confirme ce regain d’intérêt. L’entreprise a analysé les recherches menées l’an dernier sur 200 termes tels que «outils de surveillance du travail à domicile» ou «comment surveiller les employés travaillant à domicile». Elle a ensuite comparé les résultats avec ces même requêtes suite à la pandémie.

Passer d’une culture du contrôle à une culture du résultat

Les conclusions sont sans appel puisqu’on note une augmentation de 87 % de la demande globale pour le mois de mai. Cette hausse s’élève à 71 % au mois de juin, confirmant une tendance assez lourde.

Or, comme le soulignent les auteurs de cette recherche, ces outils ne sont pas sans risques et peuvent permettre aux employeurs de prendre le contrôle à distance d’un ordinateur ou même d’activer la webcam. De plus, certaines entreprises ne sont pas du tout transparentes sur leurs pratiques. Les logiciels sont installés en faisant croire qu’il s’agit de vérifier les horaires de travail. Parfois, il peut même arriver qu’ils soient installées sans prévenir.

Dans une tribune publiée dans Les Échos, Jean-Denis Garo, directeur international du marketing intégré chez Mitel résumait bien le problème : « Loin d’améliorer la productivité, l’usage d’outils ou de pratiques de surveillance ne peut qu’abîmer la relation. Le manager doit apprendre à faire confiance et à respecter le droit à la déconnexion de ses collaborateurs. » Les managers doivent donc selon lui apprendre à vivre avec cette nouvelle donne et passer d’une culture du contrôle à une culture du résultat


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