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le gouvernement annonce 10 000 places supplémentaires à la rentrée

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé, mardi 21 juillet, l’ouverture de 10 000 places supplémentaires dès la rentrée dans les filières les plus demandées de l’enseignement supérieur, pour faire face à l’afflux de lycéens cette année après un taux record de réussite au bac.

« Pour les aider [les bacheliers], nous avons décidé de financer 10 000 places supplémentaires pour la rentrée, en adéquation avec les demandes de ces étudiants, beaucoup dans des formations courtes, les filières sanitaire et sociale ou paramédicale », a expliqué Frédérique Vidal dans une interview au Parisien.

Elle cite en « exemple 2 000 places de plus dans les formations de soins infirmiers ». « Ces places s’ajoutent aux 3 000 que nous ouvrirons, comme nous l’avons déjà annoncé, pour des formations en BTS », a-t-elle poursuivi.

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Engouement pour les formations médicales

Selon la ministre, l’épidémie a eu un impact sur la demande des formations médicales. Ainsi, « nous avons, et c’est un chiffre élevé, 103 000 candidats cette année en formation en soins infirmiers. Les demandes de formations paramédicales ont été multipliées par deux ou trois sur Parcoursup, a-t-elle rapporté. Ces métiers ont pris beaucoup de sens ces derniers mois et l’engouement des bacheliers à s’orienter vers elles est le reflet de la capacité de notre jeunesse à vouloir se rendre utile. »

Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le ministère précise que « des discussions sont en cours entre les recteurs et les présidents d’université afin de créer ces 10 000 places. Pour près de la moitié, elles sont prévues dans les licences en tension ». « L’objectif est également de développer les formations courtes avec les universités afin de permettre à de nouveaux bacheliers de compléter leur formation et d’affiner leur projet d’orientation, et à d’autres étudiants de compléter leurs compétences techniques et professionnelles pour mieux entrer ensuite sur le marché du travail », rappelle-t-il.

Cette année, avec le taux record de 95,7 % de réussite au bac, la question se pose de savoir comment l’enseignement supérieur va pouvoir absorber le flot de nouveaux bacheliers qui vont venir gonfler les effectifs d’établissements aux capacités d’accueil limitées.

Cette gestion de l’afflux des lycéens dans l’enseignement supérieur se conjugue à la préparation d’une rentrée encore très incertaine, sur fond d’épidémie due au coronavirus.

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Le Monde avec AFP


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