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Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari puis graciée, est morte

Jacqueline Sauvage dans une émission télévisée, le 20 février 2017.

Condamnée pour le meurtre de son mari violent, avant d’être graciée par François Hollande en 2016, Jacqueline Sauvage est morte, jeudi 23 juillet, à l’âge de 72 ans. Ses obsèques ont eu lieu, mardi 28 juillet, dans la plus grande discrétion, a déclaré l’une de ses filles à l’Agence France-Presse (AFP).

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Jacqueline Sauvage « nous a quittés sans bruit, alors que son affaire a mobilisé toute la France dans un chaos retentissant », a aussi confirmé l’avocate de Mme Sauvage, Nathalie Tomasini, au journal La République du Centre, mercredi 29 juillet. En première instance comme en appel, Jacqueline Sauvage a été condamnée aux assises à dix ans de réclusion pour avoir tué son mari de trois balles dans le dos. Elle avait subi pendant quarante-sept ans les violences physiques, psychologiques et sexuelles de son compagnon, qui avait également abusé sexuellement de leurs trois filles.

Deux grâces présidentielles

Après sa condamnation, Jacqueline Sauvage était devenue un symbole des victimes de violences conjugales, suscitant un large soutien populaire, ainsi que celui de nombreuses personnalités politiques ou du monde du spectacle. « Jacqueline Sauvage, par son histoire, par son affaire, a participé à éveiller les consciences par rapport à l’existence de ces femmes qui se sont battues pendant des années dans le huis clos familial et dans l’omerta de la société », a commenté Nathalie Tomasini auprès de l’AFP.

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Après quatre ans derrière les barreaux et le refus de sa demande de libération conditionnelle, permise par une première grâce partielle, François Hollande lui avait accordé une remise gracieuse du reliquat de sa peine d’emprisonnement, sans que sa condamnation ne soit effacée. Alors âgée de 69 ans, Jacqueline Sauvage était retournée vivre dans la commune de La Selle-sur-le-Bied (Loiret), où elle avait passé la plus grande partie de sa vie.

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Le Monde


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