Cameroun

Insurrection populaire: Maurice Kamto humilié sur ABK Radio

Paul Biya dans sa 38ième année au pouvoir

Deux jours après, l’appel à une insurrection populaire de Maurice Kamto contre le régime Biya continue de faire réagir. Ce 26 août, c’est le PURS qui a répondu au leader du MRC.

Sur les ondes de ABK Radio, le secrétaire à la communication du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale a conditionné la participation de son parti à une telle action à la présence effective de Maurice Kamto sur le terrain. “Je serai dans la rue du moment que je vois monsieur KAMTO dans la rue” déclare Serge Gauthier Onanina avant de poursuivre: “Mais comme je sais qu’il sera sous le lit, rien ne se passera..”. Une manière pour lui de critiquer la posture de plusieurs hommes politiques qui conduisent souvent le peuple à l’abattoir en le faisant de descendre dans la rue, sans jamais marcher avec lui.

Selon Serge Gauthier Onanina Maurice Kamto n’a plus crédible pour mener un mouvement insurrectionnel au Cameroun. “Si vous urinez sur vous quand on vient vous arrêter après une manifestation, ce n’est pas une insurrection que vous allez conduire “, a t’il lâché dans la continuité de ses critiques contre le leader du MRC.

Appel à l’insurrection de Kamto

Au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 24 août à Yaoundé, Maurice Kamto a lancé un nouvel appel à la résistance contre le régime Biya.

« (..) Monsieur BIYA gouverne le Cameroun par le mépris et la terreur depuis près de quarante ans. Il a détourné le résultat du scrutin présidentiel du 7 octobre 2018 et a cru pouvoir obtenir sa reconnaissance en torturant et en jetant en prison des centaines de citoyens qui manifestaient pacifiquement contre ce hold-up électoral.

Mes chers compatriotes,
Dans mon APPEL À LA MOBILISATION GÉNÉRALE ET À LA VIGILANCE du 1er juin 2020, je vous invitais à vous tenir prêts, pour qu’ensemble et pacifiquement nous disions NON au régime illégal et illégitime de M. Paul BIYA, si jamais le processus conduisant au scrutin régional était lancé sans la réunion préalable des deux exigences suivantes :
– la résolution de la crise anglophone par la mise en place d’un cessez-le-feu et l’ouverture d’un vrai dialogue politique national inclusif ;
– la réforme consensuelle du système électoral actuel dont tout le monde reconnaît désormais qu’il garantit les fraudes électorales massives conduisant à la désignation des dirigeants illégitimes, et constitue dès lors la principale cause des tensions électorales et des crises post-électorales dans notre pays.
De toutes parts, on appelle à ce dialogue inclusif pour régler de façon durable le conflit armé qui empêche la tenue d’élections libres, participatives et transparentes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. De toutes parts, au Cameroun comme à l’extérieur, cette réforme consensuelle du système électoral est demandée, afin de conjurer le piteux spectacle offert au monde lors du scrutin présidentiel de 2018.

Au regard de cette situation, organiser des élections régionales ou toute autre élection politique dans ces conditions ne serait rien moins qu’un mépris supplémentaire des préoccupations constantes des Camerounais et des suggestions réitérées des partenaires internationaux de notre pays.

Aussi, j’annonce que toute convocation du corps électoral par le gouvernement illégal et illégitime de Yaoundé, avant la prise en compte et une mise en application effective des deux exigences rappelées ci-dessus, emportera AUTOMATIQUEMENT lancement d’une gigantesque campagne nationale d’APPEL AU DÉPART PUR ET SIMPLE DE M. PAUL BIYA DU POUVOIR, sans qu’il y ait besoin d’attendre une nouvelle communication à cet égard. (..) », déclarait Maurice Kamto face à la presse ce 24 août.

Source : Camerounweb.com

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