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Face au coronavirus, l’Algérie prolonge de quinze jours le confinement partiel

A Alger le 7 juin 2020.

Le gouvernement algérien a décidé, dimanche soir 26 juillet, de reconduire pour quinze jours le confinement dans la plus grande partie du pays, en raison d’une hausse persistante des cas de contamination au nouveau coronavirus ces dernières semaines.

Le confinement partiel à domicile de 20 heures à 5 heures du matin, en vigueur dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays, est reconduit pour quinze à compter de mardi, selon un communiqué officiel.

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Le gouvernement a décidé aussi de reconduire « l’interdiction de la circulation routière, y compris des véhicules particuliers, de et vers » ces 29 régions, ont précisé les services du premier ministre, annonçant également la reconduction dans ces préfectures de la suspension des transports urbains publics et privés durant les week-ends.

Le confinement a été totalement levé le 14 juin dans les dix-neuf autres wilayas du pays.

Agressions physiques et verbales

Selon le dernier bilan du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie publié dimanche, 27 357 cas de contamination ont été officiellement recensés en Algérie, dont 1 155 décès du au Covid-19, depuis l’enregistrement du premier cas, le 25 février.

Le pays, qui compte 42,2 millions d’habitants, a battu ces derniers jours plusieurs records quotidiens de cas recensés avec, notamment, 675 personnes nouvellement contaminées vendredi. L’Algérie est le troisième pays le plus touché du continent en nombre de morts après l’Afrique du Sud (6 769) et l’Egypte (4 606).

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Le conseil des ministres a, par ailleurs, adopté dimanche un projet d’ordonnance modifiant et complétant le Code pénal pour mieux protéger les professionnels de la santé contre les agressions verbales et physiques, qui ont pris de l’ampleur depuis le début de la pandémie.

Leurs auteurs sont passibles de peines pouvant aller d’un an de prison à la perpétuité, selon le communiqué du conseil des ministres publié par l’agence officielle APS.

Le texte prévoit une peine d’emprisonnement allant d’un à trois ans pour « toute agression verbale », de trois à dix ans de prison pour « toute agression physique » et enfin la prison à vie « en cas de décès de la personne agressée ».

Le Monde avec AFP


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