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Deux nouvelles statues déboulonnées en Martinique

Des coups de massue et des cordes ont suffi pour faire tomber, dimanche 26 juillet, deux statues dans la capitale martiniquaise, celles de Joséphine de Beauharnais et de Pierre Belain d’Esnambuc, des personnages controversés.

La statue de Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon 1er et native de Martinique, où sa famille possédait une exploitation, avait déjà été décapitée il y a près de trente ans et laissée ainsi sur la place de la Savane à Fort-de-France. Dimanche, après l’avoir déboulonnée, les manifestants l’ont placée sur un bûcher, a expliqué une source policière à l’Agence France-Presse (AFP).

En milieu de semaine dernière, des militants anticolonialistes avaient prévenu, dans une vidéo sur les réseaux sociaux, de leur intention de déboulonner la statue de Joséphine de Beauharnais si cela n’était pas fait par la municipalité avant dimanche.

A quelques mètres de là, celle de Pierre Belain d’Esnambuc, qui a conduit l’installation de la colonie française en Martinique en 1635, a également été déboulonnée. Elle avait été érigée en 1935 à l’occasion du tricentenaire du début de la colonisation en Martinique. Sa disparition figurait au programme du conseil municipal du mardi 27 juillet, qui devait entériner son déplacement en août, mais les activistes n’ont pas voulu attendre.

« Action inadmissible d’une minorité violente »

Le préfet de Martinique, qui selon une source policière avait donné ordre de ne pas intervenir, a condamné dans un communiqué « ces destructions qui sont l’action inadmissible d’une minorité violente ».

Ces déboulonnages interviennent près de deux mois après celui de deux statues de Victor Schoelcher en Martinique (le 22 mai 2020, jour anniversaire de l’abolition de l’esclavage sur l’île) par ces mêmes activistes.

Dans un Tweet, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a rappelé qu’Emmanuel Macron avait promis, le 14 juin dernier, qu’« aucune statue ne sera déboulonnée ». « La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire », avait aussi déclaré le chef de l’Etat.

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Le Monde avec AFP




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