Cameroun

Cameroun : l’histoire d’une veuve chassée et maltraitée ébranle la toile

Il appelle les Camerounais à l'unité

Nous sommes ici à Mefou-Assi une localité située dans la commune de Mbankomo sis au centre du Cameroun. En ce jeudi qui marque le début du week-end, la veuve Bibouti Émilienne se retrouve dans la rue avec ses enfants après avoir été extirpée de force par la famille de son défunt mari.

Pour comprendre cette histoire malheureuse, il faut remonter à la source. En effet, le 26 Avril 2020 le dénommé Douodam Emmanuel, époux de Bibouti Émilienne, fait une chute brutale qui l’envoie malheureusement dans un coma. Alerté par l’épouse, le frère du mari, un certain Etoundi, va conduire celui-ci à l’hôpital centrale au centre des urgences (Cury). Après deux jours, malgré les efforts du personnel médical, Emmanuel va finalement rendre l’âme le 28 Avril 2020.

Une mort brutale que n’a pas eu le temps de digérer son épouse, vu que par la suite, le frère du défunt, Etoundi va s’accaparer très vite de la carte nationale d’identité de son défunt frère afin d’entamer les procédures pour établir l’acte de décès. Une action qui sera très mal vue par la famille qui se demandera alors si le jeune frère n’avait pas prémédité cette mort brusque.

Malgré toutes ces suspicions à l’endroit d’Etoundi, celui-ci ne va pas se gêner de continuer sa bataille. Après quelques jours, il se rendra chez sa belle-sœur à peine veuve pour lui réclamer : actes de naissance des enfants, l’acte de mariage, et la grosse en lui avançant des propos de mise en garde comme quoi, si elle ne se soumet pas, du sang risque couler.

Tout finit donc par se faire comprendre ! Etoundi voudrait que la veuve et ses enfants, libèrent la propriété où ils ont vécu pendant 18 ans avec son défunt frère car pour lui, cette maison appartiendrait à sa famille paternelle.

Des propos qu’il soutiendra lors de la réunion famille à laquelle a d’ailleurs assisté le chef du village, Bernard Kolo. Au cours de la réunion le frère du défunt va insister sur le fait que le mari de la veuve ne lui aurait rien laissé comme bien et que la maison qu’elle occupe est une maison léguée par le défunte tante paternelle décédée.

Pour finir, la veuve se retrouvera à la rue avec ses enfants et sa plantation de manioc qui lui servait de revenus sera rasée sous hautes instructions d’Etoundi, le Directeur de la dématérialisation et de la gestion des valeurs mobilières de la caisse autonome d’amortissement à Yaoundé.

La veuve et ses progénitures se retrouvent dans la rue avec leurs effets. Ils lancent un cri de détresse à l’endroit des pouvoirs publiques.

Source : Camerounweb.com

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