Cameroun

Assassinat de Lydienne : Mbarga Nguele et Laurent Esso dos au mur

Paul Biya , son fils Franck et sa femme Chantal

Par une lettre adressée aux ministre de la justice garde des sceaux Laurent Esso et le délégué général à la sûreté nationale Mbarga Nguélé , le Pr Pierre Mila Assouté interpelle ces deux autorités pour la manifestation de la vérité et que justice soit faite à la jeune Lydienne Solange Taba, assassiné par son compagnon sous-préfect de Lokoundje le 25 juillet 2020 dernier.

Cette affaire qui présente les rebondissements à chaque étape, et enflamme l’espace publique, prend une autre tournure. Surtout avec la libération du principal mis en cause, Frank Derlin Eyono Ebanga le fameux chef de terre de Lokoundje dans le département de l’océan, région du sud Cameroun. L’homme politique par sa sortie saisis les autorités compétentes pour que justice soit faite.

Intégralité de la lettre


Interpellation de M. Le Ministre de la Justice et de M le délégué Général a la Sûreté nationale du Cameroun.
MM. 1.Laurent Esso
2.MBARGA NGUELE
Objet. Faire toute la lumiere sur le meurtre de la jeune fille tuée par balles par un Sous-prefet a Kribi.

Je m autorise Excellences, de vous interpeller tous les deux pour éviter de faire porter au chef de l Etat mais aussi du gouvernement de la république, les meurtres et crimes des individus.

Des situations précédentes ont démontré que lorsque la lumière n est pas totalement faite sur des cas de meurtres des individus, ils sont attribuées faute de coupable clairement identifié aux > ou au gouvernement où au bénéfice d une protection du garde des sceaux.
Notre pays ne doit pas protéger les crimes au risque d’encourager que la vie d êtres humains devienne banale.
Il n y a rien de plus grave placé au-dessus d un crime de sang dans notre corpus juridique et même dans la vie sociale.
Il ne peut donc pas être toléré, sous aucune raison, que la vie devienne banale et que de jeunes gens soient assassinés a la fleur de l âge impunément par des individus qui ont perdu la notion de la sacralité de la vie.

Il ressort de différentes larmes des familles explorées par des meurtres souvent exécutés avec des armes de l Etat affectés à l usage des fonctionnaires pour la protection du citoyen ou de leur propre protection que certains responsables n hesitent plus a tuer de sang froid soit leurs épouses soit leurs amantes pour un oui ou pour un nom et que la justice ne soit rendue qu en fonction de la qualité de l assassin.
Je vous interpelle pour le cas du meurtre d une jeune fille de 22 ans dit-on tuée par 5 balles d un jeune sous-prefet a Kribi dans le département de l Ocean.

Le recit de la famille indique qu apres une conversation empreinte de tensions, la jeune fut invitee a se rendre chez ledit Sous prefet manifestement tard dans la nuit.

La famille ne sera invitee par la suite par telephone par le Sous- prefet et une tierce personne que pour aller a la morgue de la ville constater que la jeune fille etait tuée, en tenue de Eve, deja nettoyée de son sang, donc sans la robe qu elle portait en se rendant chez le Sous Prefet. Il m est aussi signalé par des proches de la defunte que le telephone portable de la victime est porté disparu.

Si ces faits sont exacts, ils sont extrêmement graves. Il est de votre devoir de vous assurer que la vérité soit rendue publique et que justice soit faite.
Alors que le chef de l Etat, SE Paul BIYA, President de la République, vous a fait confiance a des postes de haute responsabilité et compte sur vous pour assurer a chaque Camerounais la sécurité de sa vie et la justice vous ne pouvez pas laisser planer le doute sur sa détermination a combattre les crimes et meurtres dans la République.

Il ne sera pas simplement loisible a vos services d enquetes et de repression de vous pencher sur ces cas de meurtre et notamment celui de Kribi, pour la manifestation de toute la vérité afin d eviter de faire porter a l Etat les fautes criminelles des individus.

Je n’hesiterai pas de saisir le chef de l Etat du Cameroun et le Premier ministre chef du gouvernement, a la suite de votre haute saisine dont l objet est ci dessus visé pour que justice soit rendue a cette jeune fille de 22 ans tuée de 5 balles dans la tête et manifestement enceinte selon sa famille.
Notre pays et le President de la République, SEM. PAUL BIYA, font face à de problèmes graves relatifs a la preservation de l intégrité territoriale du Cameroun menacée par des secessionnistes armés et a assurer la stabilité nationale contre des conspirations exterieures et parfois interieures, qu il vous est possible selon vos prerogatives regaliennes, de lui eviter de porter sur sa tête tous les comportements assassins et ou autres formes de criminalités des personnes qu ils a nommés.

Je sais, leurs Excellences, que vous saurez prendre en compte la portée de cette interpellation. Elle ne vise aucun autre intérêt que celui de vous alerter à rendre justice attendue par l opinion generale au dela de nos frontieres a la victime de ce meurtre. Vous ne pouvez qu en etre solidaires pour etre fideles a vos prerogatives et loyaux a l action de son SE Paul BIYA contre les crimes et les meurtres dont > a démontré sa détermination.

En rendant justice avec toute la clarté suffisante vous eviterez une déferlante populaire qui mettrait en situation d accusation la détermination de l élu du peuple Camerounais a sanctionner les crimes et les meurtres et surtout ceux des autorités qui devraient briller par l exemplarité morale et la responsabilité.

Source : Camerounweb.com

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