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Après Huawei, le gouvernement américain bannit les drones de DJI


Tout comme Huawei, le constructeur de drones DJI rejoint la liste des entreprises jugées dangereuses pour la sécurité nationale des États-Unis, et ne peut donc plus commercer avec des entreprises américaines.

Crédits : Juan Steyn via Unsplash

DJI était déjà dans le viseur du gouvernement américain depuis de longs mois, mais c’est maintenant officiel. Le département du commerce viendrait en effet de placer le célèbre constructeur de drone dans sa fameuse liste noire des entreprises qui présenteraient un risque pour la sécurité nationale des États-Unis, comme l’a indiqué Reuters. Conséquence : DJI ne peut plus vendre ses produits sur le sol américain, et la firme n’a même plus le droit de commercer avec des firmes américaines.

Cette sentence rappelle évidemment celle d’un certain Huawei, toujours dans l’impossibilité de commercer avec Google, et donc d’utiliser les services du géant californien sur ses derniers smartphones. Mais contrairement au cas Huawei, le gouvernement américain évoque cette fois des préoccupations en matière de droits de l’homme pour établir cette sanction. Comme le rapportait  il y a peu, DJI aurait en effet fourni des drones aux autorités chinoises afin de surveiller les Ouïghours dans la province du Xinjiang en 2017.

Les préoccupations en matière de sécurité semblent néanmoins toujours présentes. En 2017, déjà, les services d’immigration américains faisaient déjà part de leurs soupçons envers les drones de la marque, les suspectant de récolter certaines informations pour le compte de Pékin. Cela avait amené l’armée américaine à interdire l’utilisation de drones DJI dans sa flotte. En 2019, le département de la Sécurité Intérieure des États-Unis remettait le couvert en publiant un document, dans lequel il accusait indirectement les produits de DJI de contenir « des composants susceptibles de compromettre vos données et de partager vos informations sur un serveur accessible au-delà de l’entreprise elle-même (…) sur le territoire d’un État autoritaire permettant à ses services de renseignement d’y accéder sans entrave ». Reste à savoir si cette liste d’entités supposées nocives à la sécurité nationale des États-Unis perdurera lorsque l’administration Biden prendra le pas sur celle de Trump. Joe Biden prendra ses fonctions à partir du 20 janvier prochain, mais cela laisse encore du temps à Donald Trump pour effectuer quelques manœuvres de ce genre.


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