Cameroun

Affaire Amougou Belinga: le fils du magistrat assassiné recadre Messanga Nyamding

Il jouit d’une respectabilité qui ne se dément pas même au sein des rangs du RDPC

Suite à la dernière sortie du Professeur Pascal Messanga Nyamding dans l’Affaire Amougou Belinga, le fils du magistrat assassiné Ngongo Ottou réagit et interdit à ce cadre du RDPC d’associer la mémoire de son feu père à ce conflit.

Je n’aime pas trop parler de mon histoire personnelle au Cameroun, mais je me sens oblige par ce post d’apporter quelques rectifications a ces déclarations de l’émérite Professeur Pascal Messanga Nyamding oui maitre Ngongo a été assassine parce qu’il avait refusé de remplacer le président actuel du Cameroun, Paul Biya, au profit de sa seule ethnie, les Bétis et qu’il pressentait ce que le Cameroun allait devenir ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire un pays au bord du chaos, prêt à s’effondrer.
Oui son assassinat a été supervise par les réseaux de Charles Pasqua, Foccart des années 80, car il est bien connu que le commanditaire de ce meurtre, Damase Omgba, était un proche de Pasqua, et le commando de tueurs qui a exécuté cette basse œuvre, avait été recruté chez des anciens des services secrets français de la DGSE.

Cependant, son exécution a été achevée à l’hôpital américain de Paris, et non à la pitié Salpetrière comme le dit ce monsieur dans cette vidéo. C’est Damase Omgba qui avait demandé à la famille dans la confusion, que Maitre Ngongo soit transféré à l’hôpital américain de Neuilly sur Seine, dont le maire à l’époque était encore une fois de plus l’illustre Charles Pasqua (étonnant non ?)

Faire de l’assassinat de Maitre Ngongo, un parallèle, avec le cas du Sieur Amougou Belinga, actuellement en difficulté auprès de l’opinion publique camerounaise suite aux révélations des écoutes téléphoniques des conversations avec des hauts représentants de l’Etat du Cameroun, est cependant injustifiée.

Mon grand-père a refusé justement d’être celui que les Betis avaient désigné pour remplacer le président Biya, parce qu’il estimait que Le Cameroun était non pas le pays d’un seule ethnie mais de plusieurs ethnies, et que l’ethnicité ne devait pas être le moteur ou la raison d’une quelconque accession au pouvoir. Mon grand-père n’a jamais accepté et reconnu l’autorité d’un homme d’affaires, comme Omgba Damase, au passé douteux, au parcours sombre soutenu par les réseaux France Afrique de Foccart et Pasqua….

Et dont l’immense fortune lui avait permis de s’acheter une place de choix à côte du président du Cameroun. Il ne faut pas confondre un digne fils du Cameroun qui a accepté de mourir pour garder son honneur et la conception qu’il avait de son pays et un nouveau riche de la capitale , qui distribue des millions comme s’il en pleuvait à qui veut l’entendre, bien qu’aucune activité légale ne puisse justifier son enrichissement personnel aussi rapide. Le tout, couple d’une inélégance qui semble faire partie du personnage, tels que nous avons pu l’entendre à travers ces écoutes téléphoniques.

Maitre Ngongo était un guerrier un soldat au service de l’émancipation de son pays et non pas un homme intéressé par l’argent et le pouvoir, c’était son projet et le sujet de nombreuses discussions qu’il essayait de mettre dans ma tête d’enfant.

Il a été le premier étudiant noir diplômé de droit criminel de l’université d’Aix en Provence, le premier directeur de la police Judicaire de Yaoundé, le premier procureur de la cour d’appel de Yaoundé… etc..

C’était un homme d’honneur qui a prouvé sa valeur en refusant de se laisser acheter. Il serait plus convenable de le citer à la mémoire des camerounais qui veulent apprendre l’histoire des héros de leur pays, mais pas l’associer à des gangsters au col blancs comme ceux que connaissent actuellement le Cameroun….

Source : Camerounweb.com

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